Détecter soi-même une intolérance alimentaire

Par : Élisa Labrecque

Depuis que je pratique ma profession de naturopathe, je constate qu’un grand nombre de personnes soupçonnent chez eux des effets d’intolérances alimentaires (certaines données consultées affirment que 90% de la population en est atteint, à divers degrés).

Ces effets sont très variables :

  • Troubles digestifs et intestinaux ;
  • Maux de tête et migraines ;
  • Eczéma et autres dermatoses ;
  • Sinusites chroniques ;
  • Cernes sous les yeux ;
  • Rétention d’eau ;
  • Impression que certains aliments « ne passent pas » ;
  • Troubles immunitaires, infections à répétition ;
  • Calculs biliaires ;
  • Asthme ;
  • Troubles psychiatriques.

Bien qu’en apparence sans lien, ces signes convergent vers un tronc commun : l’incapacité de l’organisme à traiter certains aliments ingérés, sous l’appellation d’intolérance alimentaire.

Quelques définitions pour plus de précision :

Intolérance alimentaire : Réaction face à des aliments étant donné un déficit enzymatique.

Allergie alimentaire : Réaction du système immunitaire, faisant intervenir certains globules blancs et des anticorps, face à une substance alimentaire considérée par ce dernier comme étant dangereuse.

Sensibilité alimentaire : Tout autre type de réaction; on est sensible alimentairement si on est allergique, de même que si on ne l’est pas officiellement mais que la réaction se fait sentir à retardement.

Les causes

– La dénaturation de nos aliments ainsi que les nombreuses substances chimiques ajoutées, souvent à notre insu ;

– La cuisson excessive et fréquente ;

– Les manipulations génétiques ;

– L’absence ou les manques (déficits) de certains enzymes ;

– Une mauvaise élimination intestinale et un déséquilibre de la flore bactérienne ;

– Une mauvaise mastication, suivi d’une digestion incomplète et finalement un affaiblissement de l’estomac ;

– Le stress.

Y remédier

On peut chercher longtemps des solutions à nos déséquilibres de santé, mais il est d’abord impératif d’éradiquer la cause par la recherche des aliments auxquels nous sommes intolérants.

Le Dr. Alfred Coca a mis au point une méthode afin de déterminer les aliments auxquels on pourrait être intolérant. Simple et gratuite, j’ai pris connaissance de ses résultats concluants chez plusieurs personnes comme pour moi-même.

La méthode de prise du pouls

(Dr Alfred Coca, Dépistez vos allergies en prenant votre pouls)

(The Coca pulse test)

1 : Déterminer le pouls de base, qui est le pouls au réveil

Prendre le pouls là où il est le plus perceptible, comme par exemple au poignet, au cou ou à la tempe. Le compter durant une minute complète et toujours assis (sauf au lever le matin).

Un élément peut être contraignant : celui que le pouls au lever soit déjà élevé, signe que des allergènes ont été consommés la veille ou certains non alimentaires sont présents (tels de la poussière ou divers produits dont la liste peut être bien longue). Il est conseillé d’être attentif à cette augmentation de pouls hors repas ainsi qu’aux différents produits utilisés. Noter que ce qui cause le plus fréquemment une augmentation du pouls à part les aliments est le tabac. Le test peut être biaisé chez les fumeurs.

2 : Prendre le pouls juste avant chaque repas, trois fois après chaque repas à intervalles d’une demi-heure, et avant le coucher.

3 : Noter le seuil maximal du pouls; 84 = seuil de l’allergie.

4 : Noter les écarts entre chaque prise, nommé champ de variation. Celui-ci est normalement de 16 pour les personnes non-allergiques.

5 : Faire un relevé de tous les aliments consommés à chaque repas et continuer pendant 3 jours à noter le pouls et les aliments au cours des trois repas normaux ;

Pendant les 2 jours suivants, pratiquer des tests avec des aliments isolés consommés à chaque heure (petite quantité), surtout ceux qu’on soupçonne, mais aussi ceux consommés quotidiennement.

6 : Pendant 4 jours, ne consommer que des aliments que l’on tolère, selon les derniers relevés, aux heures régulières des repas.

7 : Suite à cette procédure, on est en mesure d’avoir une liste d’aliments à écarter. On peut maintenant vérifier seulement nos pouls minimaux, maximaux et les champs de variation.

La méthode nécessite une observation et une connexion avec son corps, mais le jeu en vaut largement la peine.

 

Pour plus de renseignements, de conseils ou un accompagnement personnalisé, n’hésitez pas à consulter un naturopathe !

Références intéressantes sur le sujet :

COCA Dr Arthur F., Dépistez vos allergies en prenant votre pouls, Éditions Stock 1983

FONTAINE Dr Janine, Les maux méprisés, Éditions Robert Laffont, 1992

SCOTT-MONCRIEFF Dr Christina, Les allergies, les identifier et les combattre, Éditions de l’Homme, 2002

STARENKYJ Danièle, Mon petit docteur, Éditions Orion, 2002

VANDERHAEGHE Lorna R, BOUIC Patrick J.D., La cure du système immunitaire, Éditions AdA, 2001

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